L'historique de la collection - MSL

L'historique de la collection
Origine de la collection
À l’instar de plusieurs musées originaires de sociétés d’histoire locales et régionales, la réunion d’une collection précède souvent la fondation du musée. En effet, lorsqu’en 1981, à l’instigation de la Société d'histoire des Pays-d'en-Haut, un groupe de recherche sur l’histoire du ski est mis sur pied et décide d’organiser une première exposition, un appel au public sous le thème «Ménage du printemps» est lancé. Plusieurs citoyens de Saint-Sauveur et de la région font alors don de pièces d’équipement et de documents ayant trait à l’histoire du ski.

Le développement de la collection
Dès la création officielle, en 1982, du Musée du ski des Laurentides, ses membres amassent skis, bâtons, bottes, photographies, trophées, peintures, documentation écrite, revues et artéfacts illustrant l'histoire et l'évolution du ski dans les Laurentides. Toutefois, peu de ces objets sont dûment décrits, répertoriés et enregistrés selon des règles archivistiques, en tenant compte d’un plan d’ensemble et de politiques de collection, d’acquisition et de conservation. De plus, toute la collection est conservée dans les sous-sols de membres du musée. La fusion, en 1992, du Musée du ski des Laurentides et du Musée Jackrabbit contribue certes à enrichir la collection, mais continue à entretenir ses imprécisions.

Un premier inventaire systématique
En 1994, le musée obtient, par l’intermédiaire de la Municipalité de Piedmont et dans le cadre du Programme d'aide aux organismes en patrimoine, une subvention afin de réaliser un premier inventaire qui fut produit en 1995. Par la suite, de nouveaux dons affluent, mais par contre, quelques donateurs reprennent leurs objets et documents. De plus, lors des nombreux déménagements que connaît le musée, on égare le numéro d’accession de plusieurs objets et documents, tant et si bien que bientôt l’inventaire n’est plus à jour. Dans ces circonstances, il est apparu nécessaire de recommencer l’inventaire en se servant de celui de 1994 comme outil de référence.

Un inventaire bonifié
À cet égard, à l’automne 2006, le musée obtient, par l’intermédiaire de la MRC des Pays-d’en-Haut, une subvention dans le cadre du programme Patrimoine et Culture afin de mettre à jour l’inventaire débuté en 1994, tout en tenant compte des outils de gestion (en particulier de logiciels de collection) mis au point dans le cadre du Réseau Info-Muse. Depuis cette date, la majeure partie des objets de la collection du Musée du ski des Laurentides a été décrite, classifiée et numérisée. Le nombre d’objets répertoriés s’élève à plus de 1200 et les documents occupent plus de cinq mètres de longueur.

Professionnalisation des méthodes
En 2010, le musée a enfin embauché une professionnelle spécialisée en conservation et diplômée en muséologie, Marie-Eve Auclair, qui est en train de compléter et d’informatiser l’inventaire de la collection. De plus, le musée a entrepris de recueillir des témoignages de personnes capables de rendre compte de l’apport du ski au développement de la région.

Le musée peut désormais compter sur un inventaire dit scientifique, réalisé selon les normes et les règles propres à l’ensemble des musées québécois. Le musée possède un outil qui lui permet de mener des recherches, d’acquérir de nouveaux objets et documents et d’organiser des expositions en se basant sur le contenu de ses propres collections.

Pour ranger physiquement ses collections, plus de 3000 artéfacts à ce jour, le Musée du ski des Laurentides a deux réserves ; une petite où sont regroupée les textiles et les papiers, et une plus grande où sont classés les bois, les métaux et les huiles. Pour organiser virtuellement son inventaire, le MSL gère une base de données en ligne, via une plate-forme «Ultima».

En terminant
C’est grâce à l’initiative, à la persévérance et à l’appui des membres de la communauté que le musée a pu réunir une collection qui témoigne de l’histoire du ski dans les Laurentides. Sans eux, le patrimoine matériel et immatériel de la région aurait pu sombrer dans l’oubli.

Par Michel Allard, historien-conseil, Musée du ski des Laurentides