Les principaux thèmes de l’exposition permanente

L'histoire du ski dans les Laurentides; Vivre en hiver, de l'hiver et en hiver

Aux origines du ski
Depuis des temps immémoriaux, les habitants des pays nordiques ont trouvé des moyens pour se déplacer sur la neige. Le mot «ski» provient des langues scandinaves. En norvégien, il signifie «morceau de bois». Au Canada, c’est au XIXe siècle que des Norvégiens ont apporté dans leurs bagages des skis de trois mètres de longueur, qui n’ont pas tardé pas à concurrencer les raquettes amérindiennes.

La petite histoire des Pays-d’en-haut
Administrativement, les Laurentides désignent une vaste région de 20 580 km2 sise au nord de Montréal. Toutefois, le domaine skiable se situe grosso modo entre Shawbridge et Labelle. D’abord occupé par des Amérindiens nomades, le territoire est exploité, au XIXe siècle, par des compagnies forestières. Des politiciens, dont Augustin-Norbert Morin, des hommes d’affaires, dont Édouard Masson et des ecclésiastiques, dont le curé Antoine Labelle, désireux de contrer l’exode des Canadiens-Français vers les manufactures de la Nouvelle-Angleterre, tentent de développer ce territoire. Des centaines de colons répondent à leur appel et défrichent des terres dont une grande majorité ne produisent que des roches et encore des roches!

Les débuts du ski dans les Laurentides
Avec l’arrivée puis prolongement du «P’tit train du Nord» dans tout le territoire, les Laurentides deviennent accessibles en hiver comme en été. Les skieurs profitent, enfin, de ses reliefs montagneux et de sa nature généreuse. Des hôtels commencent à recevoir les touristes l’hiver : le Laurentide Inn de Sainte-Agathe-des-Monts et le Gray Rocks de Saint-Jovite de Tom et Harry Wheeler. À Sainte-Marguerite-Station, le Chalet Cochand accueille des skieurs, comme le fait la Pension Marshall à Shawbridge. Rapidement, un réseau de pistes se développe autour de ces hôtels.

Une invention qui change tout!
Vers 1930, une invention majeure, la remontée mécanique, bouleverse la pratique du ski. Désormais, on distingue le ski alpin du ski de fond ou de randonnée. Les centres de ski se développent tant et si bien que la pratique de ce sport devient la principale activité économique hivernale des Laurentides. Elle influence la vie sportive, sociale, culturelle, voire politique, de toute la région. En 1938, le géographe Raoul Blanchard observe, dans le comté de Terrebonne, «des paroisses entières où tous les hommes ont cessé d’aller aux chantiers, les seules de ce type dans l’ensemble des Laurentides». Désormais, les Laurentides vivent de l’hiver.

Un sport de masse
Entre 1950 et 1980, le ski continue de gagner en popularité. La pratique de cette activité devient plus facile. Cette période se caractérise par deux grands mouvements. D’une part, le coût d’exploitation d’un centre devient de plus en plus élevé et provoque la fermeture ou la fusion de plusieurs centres, dont certains sont pris en charge par les municipalités. D’autre part, les styles de ski et les clientèles se diversifient. Ce phénomène se répercute sur l’organisation sociale et économique des Laurentides.

La pratique du ski se diversifie
Le ski de fond et le télémark connaissent un regain de popularité. Le ski acrobatique fait son apparition. Un nouveau sport, la planche à neige, compte de plus en plus d’adeptes. Le ski pour handicapés se développe et le ski alpin continue d’attirer un grand nombre d’amateurs. Le ski n’est plus considéré uniquement comme un sport extrême. Il est devenu une activité sportive diversifiée, pratiquée par des personnes de tout âge.

Le Temple de la renommée
Fondé dans le but d'honorer les athlètes, les bâtisseurs, les organisations et les journalistes du domaine du ski, toutes disciplines confondues, le Temple de la renommée voit officiellement le jour en octobre 1982, en même temps que le Musée du ski des Laurentides. Le 13 octobre, les quatre premiers membres sont intronisés, soit Herman «Jackrabbit» Smith-Johannsen, Lucile Wheeler, Émile Cochand et Arthur Gravel. En 2011, le Temple comptait 136 membres, dont 117 personnes et 19 organisations (onze clubs, 3 associations, 2 écoles de ski, un événement, une fondation et un programme scolaire).